Conférence Ernest Bourgarel, un Toulonnais à la découverte de la Colombie du XIXe siècle

  

Villa Port Magaud Bourgarel
1739 avenue du Commandant Houot
83130 LA GARDE
Le 16 novembre à 17h

Entrée gratuite.

  

Un trésor découvert au fond d'une malle dans une villa du bord de mer à Toulon: 400 photographies et des carnets de voyages. Tel est le legs inattendu d'Ernest Bourgarel, premier ambassadeur de France en Colombie entre 1893 et 1900, photographe et collectionneur, initiateur d’une diplomatie culturelle, à ses petits enfants qui le partagent aujourd'hui au travers d'une conférence dans la villa de ce Toulonnais explorateur, amoureux de la Colombie.

La Conférence retracera l'histoire de ce personnage attachant, ses voyages, ses photos, son action au travers de 3 interventions:

 

France et Colombie, Une histoire commune,
par le professeur Margot Andrade, Université de Caldas, Colombie

Le fonds photographique d’Ernest Bourgarel: un atlas visuel de la Colombie de la fin du XIXe siècle,
par Mme Ana Maria Cifuentes, commissaire d’exposition au Centre de la mémoire Paix et Réconciliation de Colombie

L ’ action de Bourgarel en Colombie, la découverte du fonds d’archives et
son exploitation lors de l’Année France Colombie 2017,
par Mme Marie Claude Dubail-Acero et M. Charles Henry Dubail,
Association Ernest Bourgarel

  

Les voyages d'Ernest Bourgarel en photos

  

Plus de détails

    La conférence retrace les motivations profondes d’Ernest Bourgarel, ambassadeur, explorateur, photographe et collectionneur. Les documents retrouvés par sa famille (photos, carnets de voyage, correspondance officielle et personnelle) nous révèlent une extraordinaire vision d’un pays qui se construit. Ernest Bourgarel était un érudit de ce siècle des révolutions. Un diplomate qui a passé son temps à voyager dans les pays où il était en poste, à la découverte de l’autre. La Colombie a été son coup de cœur. Dans ses carnets, ses lettres et ses photographies, il en décrit la géographie, l’organisation, la culture, ses forces et faiblesses. Son instabilité endémique. Sa ténacité et sa vie.

      

    La puissance de l’image – format nouveau de communication pour l’époque – est ici brillamment utilisée. Elle permet de faire passer un grand nombre d’informations à ses contemporains, car le but premier est d’appréhender un pays naissant dans toutes ses composantes, tant économiques que politiques ou même ethniques. Mais Bourgarel ne s’arrête pas là. Organisant ses voyages par lui-même et non au frais du ministère, il a eu toute liberté à flâner, s’interroger, s’émerveiller. Il était à la recherche de cette autre dimension que l’on pourrait qualifier d’esthétique et qui lui permettait d’entendre une musique intérieure, celle de la vie de l’autre qu’il souhaitait ardemment découvrir.

      

    La plupart des clichés présentés viennent de collections de photographes professionnels qu’Ernest Bourgarel a rencontrés lors de son ministère à Bogota. Parfois ceux-ci l’ont accompagné dans ses voyages. Soucieux de saisir l’immortalité de l’instant, Bourgarel a également utilisé un appareil portatif et consigné ses impressions dans ses carnets de voyages. Enfin, il a tenu un véritable journal en écrivant à son frère chaque mois de sa longue affectation en Colombie, constituant ainsi un témoignage complet et inestimable sur la Colombie du XIXe siècle.

      

    Après avoir fait don aux Archives du ministère des Affaires étrangères du fonds documentaire Bourgarel (dont 500 photographies), sa famille, réunie au sein de l’Association Ernest Bourgarel a décidé d’en rendre public les documents les plus marquants dans le cadre de l’année France-Colombie 2017 et de partager les découvertes de son aïeul au travers d'un cycle de conférences.

Accessoires

30 autres produits dans la même catégorie: